Quelle est la vitesse d'un "aviron"?
À quelle vitesse ça va?, À15km/hun bon proffesseur: le GPS
Pour 3 malheureux kilomètres par heure de plus.
Bateaux d'entraînement ou de compétition?
Skiff, double, quatre, huit en aviron sont les embarcations traditionelles
les plus rapides.
Ramer en Aviron reste le moyen de plus rapide d'aller sur l'eau à
la rame. Il faut recourir à d'autre techniques pour dépasser
ces vitesses: pédalage avec hélices, coques avec hydrofoil
(possible seulement depuis les matériaux high tech), sur des engins
expirémentaux.
De savant calculs prouvent que le pédalage est le plus rentable
en puissance (mais pas le plus équilibré sur le plan musculaire,
l'aviron reste un sport plus complet)
Voir,lien: calculs de puissance humaine, Peut on voler (oui: voler!)
en ramant? il vaut mieux pédaler.
http://web.kyoto-inet.or.jp/people/kazuho/manasle/manasle.htm
(avec des tas de belles formules et des graphiques comme ceci.
Cela voudrait
t'il dire que l'on fourni moins d'énergie quand on rame que quand
on pédale?
Il semble bien... En aviron il y a un temps mort.
À NOTER Cependant que cette étude avait été
faite sur des personnes non expirémentées: Il n'y
a pas de technique pour pédaler comme un boeuf, mais cette technique
compte pour la pratique de l'aviron, et exploite l'inertie de l'ensemble
bateau-rameur, que ne mesure pas forcément l'ergomètre...
Des engins rares et curieux plus rapides que l'aviron:
http://www.ihpva.org/Chapters/france/aqua.htm
l'hydroptère
à pédales (regardez aussi celui
là), le trampofoil
Choses flottantes qui se mesurent en course. http://www.ihpva.org/Chapters/france/evenements/st_raphael2000.htm
La technologie est donc bien de sortir la coque
de l'eau grâce à des hydrofoils:
Je propose une nouvelle manière de ramer:
sur un quatre: on fait le retour les pelles sous l'eau (pour
avoir une portance "hydrofoil") et on rame à contretemps
(pour qu'il y ait toujours des "hydrofoils" sous l'eau, Ceci afin que notre
quatre vole.
"Théoriquement", en modifiant les pelles
et les appuis, ça devrait marcher! Vous immaginez une course gagnée
ainsi?
Bonjour la technique! (ça ne ferait
pas vraiment traditionnel!)
Et ramer en faisant du vélo? http://www.ihpva.org/chapters/france/images/thys222.jpg
http://rowingbike.free.fr/
en résumé: vitesse en skiff:
8-10 km/heures:
marmailles et débutants
10-12 km/heures,
marmailles très bons et débutants confirmés, ballades,
exercices
12 15 km/ heures,
rameur à peu près dégrossis, débutant qui force
comme une brute, rameur irréprochable en ballade touristique.
15-16 km/heures,
rameurs en pleine forme qui commencent à se débrouiller à
peu près, ou: rameur irréprochable mais non entraîné
physiquement
16-17 km/heures,
rameurs irréprochables moyennement entraînés, ou grosses
brutes se défonçant en se débrouillant à peu
près.
17-18 km/heures,
rameurs irréprochables bien entraînés: Essayez de les
tenir 2000m, ce sont des vitesses de championats internationaux.
18-19 km/heure,
rameur pratiquement candidat au finales internationales, qui a sans doute
suivi un programme d'entraînement dicté par divers abbaques,
minutés, avec le régime alimentaire dissocié qui va
avec, des heures d'ergomètre, 500km de bateau par mois, sur l'eau...
Tout écart, tout surentraînement
joue en défaveur, une mouche qui se pose et c'est perdu... à
ce niveau là, la compétition c'est pas de la blague.
est ce de l'aviron ou de la galère?
en double: 1 ou 2km/ heures de plus qu'un un (skiff)
22.5 km/h aux jeux olympiques de Sydney sur 2000m.
en quatre 1 à 2 km/heures de plus qu'un
double
en huit, 1 à 2 km/heure de plus qu'en
quatre
Voici les réflexions que l'on peut faire en ramant sur un skiff durant une course dans le cadre de l'APP (l'Aviron, Pour Perdre)
Il est très difficile déjà
d'être plus lent que 6mn50 au 1000m, cela correspond déjà
à 8.7km/h. c'est les vitesses que dépasseront rapidement
les minimes.
5mn50 donne 10.28 km/h, en kayak de mer, c'est
déjà dur à suivre les marmailles.
J'ai fait l'expérience de
suivre en kayak avec mon GPS les benjamins lors de la régate de
savoie, Un vainqueur Aixois prénomné raphaël a fait
l'exploit (22 mars 2001) de tenir 10.5km/h de moyenne dans l'eurodiff vert
"Ernest", contre le vent et les vagues: ettonante épreuve de force
car se sont des bateaux moins fins que les skiff habituels (mais plus stables)
Dans les catégories cadet, juniors, seniors
au niveau régional, on verra souvent des temps de l'ordre de 7mn20
au 2000m (16.36km/h) ou encore de 3mn34 au 1000m (16.8km/h)
Ce sont des vitesses que l'on peut s'estimer
déjà très heureux de dépasser (bassin calme,
pas de courant, pas de vent).
Plus souvent on rencontrera des temps compris
entre 3mn45 (16km/h) et 4mn (15km/h)
15 km/heure, c'est la vitesse
que l'on peut espérer d'un skiff d'entraînement qui couche
dehors depuis deux ans, avec un revêtement devenu granuleux par endroits
(vive le local), plein d'eau (le scotch sur les trous n'est pas forcément
étanche) réglé à peu près (car les pas
de vis des portants étant foirés on met le portant où
l'on peut), avec des pelles d'un quatre de couple (prises au hasard sur
la pelouse parmi ce qui reste à se mettre sous la main), avec les
vagues du bateau de sécurité (qui suit de trop près)
et les hors bords de l'école de voile d'à coté, sous
la pluie, quand ça caille, avec les manches des pelles qui glissent
des mains cause pluie, lors de la première course de sa vie, sans
entraînement et avec une certaine appréhesion en plus du trac
(l'eau est froide, pas de baignade devant tout le monde j'espère),
histoire de voir comment ça se passe...
15km/ heures finalement c'est une vitesse de touriste.
ça motive pour faire mieux la fois d'après.
Le tout c'est de dépasser cette vitesse durant plusieurs kilomètres
La motivation: la clef du futur succès
18km/h La limite en skiff
il y a tout un monde dans les 3 malheureux kilomètres heures
qui séparent 15 de 18 km/h
De loin un skiff qui va à 3km de plus qu'un autre ce n'est
pas évident à voir, si il ne sont pas à coté,
pourtant ce serait comparer un rameur ordinaire à un champion surhumain...
15km/h 8mn aux 2000 la limite du pas ridicule
16km/heure 7mn30/2000 c'est déjà remarquable au niveau
régional
17km/heure 7mn 03/2000 c'est pour les championats au niveau international
18km/heure 6mn40/2000 c'est pour faire parler longuement de soi
dans la presse internationale.
on peut dire qu'au delà de 15km/heure,
la technique, les réglages comptent avant tout, le matériel
aussi c'est pour quelque chose, il semble.
C'est à partir de cette vitesse surtout
qu'il faut réellement travailler la technique et l'entraînement
physique pour progresser. C'est aussi pour dépasser cette vitesse
qu'il faut commençer à "pousser" en aviron on POUSSE
(sur les jambes) plutôt que l'on TIRE (sur les bras)!
Pour info, le meilleur temps à Aiguebelette
(régates de savoie printemps 2001 était 7mn20/2000m, ce qui
donne seulement 16.3 km/heures!!!)
Le record mondial 6mn48 aux
2000 donne 17.6 km/h.
Peut être que durant l'enlevage 18km/heures
ait été un instant dépassé.
l'effort à fournir n'est pas proportionnel
à la vitesse, il est plutôt voisin de la vitesse à
la puissance 3.
Cette loi approchée dirait que celui qui
arrive à faire du 15km/h, pour atteindre 18 devrait fournir 1.73
fois plus de puissance, en supposant dans les deux cas une technique irréprochable.
d'une façon simpliste on peut penser que
si on va à 12km/heure (vitesse d'entraînement sur des longs
parcours) il faut fournir une puissance 2 fois supérieure pour aller
à 15, et encore 1.5 fois plus pour aller à 17, ceci explique
que ces vitesses soient du domaine des courtes distances et en gérant
une partie de l'effort en mode annaérobie, les vitesses de long
parcours au dessus de 15 sont rares, car les long parcours ne peuvent être
faits qu'en effort aérobie.
La limite absolue semble être vers 19 à
20km/ heures en gonflant les joues, cette limite est due aussi à
la limite de coque. Pour aller plus vite, il faut changer de forme, cette
nouvelle forme, plate, courte et large utilise la portance dynamique et
non plus d'Archimède (après avoir dégeaugé),
or cette forme glisserait moins bien pour des vitesses inférieures,
l'angle d'incidence augmentant, la traînée et les vagues freinent
trop (c'est pourquoi les bateaux à moteurs les plus rapides ne sont
pas ceux qui font les plus grosses vagues, et que tant que l'on n'a pas
dégeaugé, on se traîne en consommant un max)
Les skiffs à géométrie
variable ne sont pas admis en course: c'est de la triche.
L'exploit consistant à les fabriquer n'a
pas été encore fait, d'ailleurs...
Bateaux d'entraînement ou de compétition?
Les bateaux d'entraînements se comportent
presque pareils que les bateaux de compétition en dessous de 15km/heure,
ensuite l'écart se creuse pour les raisons suivantes:
- L'état de surface influe d'une
manière non négligeable sur les frottements, la forme de
la coque devient prédominante.
- La surface de contact avec l'eau, dépendante
du poids est source de frottement, elle augmente avec le poids du skiff
et donc, en plus de l'inertie au moment des accélérations,
chaque kilo de trop est un frein durant la course.
- La rigidité des éléments
transmmettent mieux l'effort "dans l'eau".
Cela fait que la limite de vitesse des
bateaux d'entraînements est plus vite atteinte mais le prix
en est plus vite payé aussi (heureusement).
Cette limite est moins repoussable: on a l'impression
que tout effort supplémentaire n'apporte rien d'autre que plus de
sillage à l'arrière alors qu'avec un truc de compète,
la vitesse continue à grimper...
ces paramètres peuvent faire une différence
en course de 1 à 2 km/ heure environ, guère plus (1 km/h
c'est énorme), mais bien souvent l'explication se trouve plus
dans la précision des réglages que dans la coque du skiff
elle même.
travailler la technique peut payer beaucoup plus
tant que l'on est loin des vitesses limites (c'est à dire tant que
l'on est loin d'être un champion), c'est donc le plus souvent seulement
des fractions de kilomètre par heure qui différencient
un bateau d'entraînement d'un de compète, c'est à dire
du domaine du non mesurable, il vaut mieux donc ne pas user inutilement
du matériel de compétition quatre fois plus cher pour faire
des bornes à 13km/heure au lieu de 13.3 km/h.
Il importe simplement que les réglages
des bateaux d'entraînements soient autant soignés que ceux
des bateaux de compète, c'est bien souvent cela qui fait, en général
la plus grosse différence, car trop souvent, le bateau d'entraînement,
pour aller à tout le monde a des réglages seulement approximatifs.
De bons réglages permettent d'acquérir plus vite l'aisance
et l'assurance, il reste à voir si "l'adaptibilité" d'un
rameur, c'est à dire son aptitude à s'adaper à n'importe
quel bateau est aussi vite acquise.
Tant que l'on ne dépasse pas 14-15 km/heures,
on ne verra pas de différence en montant sur un bateau de compétition
autre que les différences de confort et d'équilibre dues
à la précision des réglages.